Ailleurs peut-être de Amos Oz
Résumé :
Mon avis :
Ce qui m'a plu dans ce livre c'est d'avoir enfin eu un témoignage de l'intérieur sur la vie d'un kibboutz. En effet, l'auteur y a vécu et il sait donc de quoi il parle. C'est certes un roman mais également un témoignage sur la façon dont ce système est régi. Vie en communauté, travail en commun, chacun étant assigné à des tâches bien précises et vivant presque toujours ensemble. Un peu comme dans les Kolkhozes soviétiques, l'idéologie en moins. Cependant, le livre pourrait se passer dans un petit village de France que ce serait la même chose. Comme dans un village, on y retrouve les médisances et les jalousies inhérentes à la vie en vase clos, les querelles de clocher mais aussi les non-dits ou la solidarité. Du coup, cela ne m'a pas vraiment dépaysée si ce n'est que le kibboutz est toujours sur le qui-vive de peur de se faire attaquer (par les palestiniens ? Les jordaniens ? je n'ai pas trop su). Le fait est qu'on s'aperçoit que rien n'a vraiment changé depuis les années 60 (époque à laquelle se déroule le livre).
En fait, je n'ai jamais réussi à rentrer vraiment dans le livre. Comme j'ai dit, la vie quotidienne est plutôt intéressante mais les histoires personnelles de chacun ne le sont pas et je me suis beaucoup ennuyée à la lecture de la vie peu passionnante des habitants de ce kibboutz. J'ai attendu un déclic qui n'est jamais venu et finalement j'ai continué ma lecture avec un certain détachement et soulagé lorsqu'il fut terminé.
Le livre souffre d'avoir trop de personnages ! J'étais complètement perdue et j'ai passé du temps à comprendre et me rappeler qui était qui. Du coup, on ne s'attache à aucun, ni même à ceux qui sont le plus présents comme Reouven ou Noga. J'ai trouvé la façon d'agir et de réagir de certains un peu bizarre. Par exemple, dans le roman, il est de notoriété publique que Reouven se tape Bronka, la femme d'Ezra, mais ça s'arrête là. Tout comme quand Ezra entame une liaison avec la petite Noga, ça fait quelques vagues mais rien de plus. J'ai trouvé que ça manquait singulièrement de passion et d'émotions. Le seul qui fait l'unanimité contre lui et que je n'ai pas aimé du tout c'est Siegfried, un frère d'Ezra, habitant en Allemagne et qui reste quelques temps au Kibboutz. C'est un personnage manipulateur et odieux. Je dois reconnaître cependant qu'il apporte un peu d'animation.
Concernant le style de l'auteur, il ne m'a pas vraiment plu. Assez plat, il bavasse beaucoup, intégrant parfois des dialogues dans son récit, parfois mettant des tirets. J'ai souvent eu l'impression que ce n'était pas assez aéré et qu'on nous balançait l'histoire sans vraiment de respiration. C'est souvent écrit au présent et ça donne une impression de sécheresse. On ne sait pas qui est le narrateur, sûrement, un des habitants du kibboutz car il dit souvent "nous" ou "vous".
En conclusion, je suis assez déçue par mon choix même si j'ai été contente de découvrir un auteur israélien et la vie dans un kibboutz. J'espère que j'aurai plus de chance avec le prochain Destination. En attendant, si vous voulez savoir comment on vit dans un kibboutz, lisez ce livre.
Note :
Ce livre a donc été lu dans le cadre du Destination... Israël d'Everkhorus avec Meloë, Mimi54 (ainsi que 4 autres articles sur le même thème visibles sur son blog), À propos des livres (+1), Paikanne, Jostein, Achille49, Lynnae (plus un autre), Roz,

















